C. Kalik,Sur un problème aux limites qui intervient dans un projet d’une chaudière à vapeur. (French) Mathematica (Cluj) 1 (24) 1959 27–34.
Sur ce travail
Journal
Mathematica Cluj
Publié par
Publié par la Maison d’édition de l’Académie roumaine
DOI
Non disponible.
Print ISSN
Non disponible.
Online ISSN
Non disponible.
??
HTML forme du travail (preprint)
1959-Kalik-Sur-un-probleme-aux-limites
SUR UN PROBLÈME AUX LIMITES QUI INTERVIENT DANS UN PROJET D'UNE CHAUDIÉRE À VAPEUR
par
C. KALIK
à Cluj
Dans son travail [1] L. NÉMETI s'occupe d'un problème qui se pose lorsqu'on veut établir le projet d'une chaudière tubulaire à vapeur ayant un passage forcé. L'auteur propose une méthode de calcul de la tension thermique dans les murs du tube. Cependant, pour calculer la tension thermique il est nécessaire de connaître la température, ce qui exige la résolution d'un problème aux limites. Le but du présent travail est de donner la résolution de ce problème aux limites.
D'abord, nous introduisons les signes ci-dessous utilisés et formulons le problème aux limites. Soit r,varphi,z des coordonnées cylindriques dans l'espace à trois dimensions. Le tube de la chaudière est déterminé par les inégalités suivantes:
r_(0) <= r <= r_(0)+s;quad0 <= varphi <= 2pi;quad-L <= x <= +L
où r_(0) est le rayon intérieur, s l'épaisseur et 2L la longueur du tube. Le champ thermique peut être considéré comme étant le même dans chaque section du tube avec le plan varphi= constante. Le phénomène devient statique à un moment donné, donc la fonction u qui nous donne les valeurs de la température doit satisfaire à l'équation aux dérivées partielles suivante :
à chaque point du mur du tube.
Les conditions aux limites sont déterminées par les données suivantes : à l'extérieur du tube on maintient un régime constant de telle manière que le flux de chaleur soit la constante Q Supposons que la chaleur ne passe pas par les extrémités z=+-L du tube, ce qui signifie qu'ici le
flux est égal à zéro. L'eau dans le tube parvient jusq'au niveau z=0, tandis qu'au-dessus de ce niveau il y a de la vapeur. Supposons aussi qu'à la surface intérieure du tube le flux de chaleur est proportionnel à la température. En vertu de ces données on obtient les conditions aux limites suivantes : (del u)/(del v)=(Q)/(k) à la surface extérieure du tube, (del u)/(del v)=0 aux extrémités du tube, et (del u)/(del v)=(h)/(k)u à la surface intérieure du tube. Ici v est la normale extérieure de la surface du tube, k est le coefficient de conductibilité thermique et h est le coefficient de transfert thermique. Il est à noter que h est égal à la constante h_(1) pour l'eau et à la constante h_(2) pour la vapeur. Nous allons écrire les conditions aux limites que nous venons de formuler plus haut en une seule formule :
{:(1.2)(del u)/(del v)-gamma u=psi:}
où gamma >= 0, tandis que la mesure des points pour lesquels gamma est strictement positive est plus g: a ade que zéro. Par suite de la symétrie du champ thermique par rapport à varphi, le problème aux limites (1.1)-(1.2) n'est en fait qu'un problème du plan. Ci-dessous nous désignons par Omega le domaine plan donné par les inégalités:
r_(0) < r < r_(0)+s;quad-L < z < +L
et par I la frontière du domaine Omega.
Il faut remarquer que le problème aux limites (1.1)-(1.2) a été étudié dans plusieurs articles [2], [3], [4]. On y cherche la solution du problème aux limites en poursuivant deux voies, à savoir : en appliquant la méthode de Fourier et en utilisant la théorie des fonctions à variable complexe. Les résultats obtenus n'ont pas toutefois satisfait les exigences de la technique. C'est qu'à l'aide de la première méthode on est parvenu à un système infini d'équations linéaires qui est encore à étudier. Quant à la seconde méthode, elle ne donne la solution que dans le cas où l'épaisseur du tube est très petite, ce qui ne correspond point aux conditions techniques.
2. Maintenant nous passons à l'étude du problème aux limites (1.1)--(1.2) en utilisant la méthode variationnelle.
Introduisons l'espace de Hilbert W_(2)^((1))(Omega), défini de la manière suivante : une fonction quelconque v(r,z) appartient à l'espace W_(2)^((1))(Omega) si elle a toutes les dérivées partielles du premier ordre généralisées et sommables en carré (voir [5] ou [6]). Définissons la norme dans cet espace à l'aide de l'égalité
où d Omega est l'élément de la surface et d sigma est l'élément de l'arc. L'espace W_(2)^((1))(Omega) est complet et séparable [5]. Nous allons étudier la fonctionnelle
définie sur les éléments de l'espace W_(2)^((1))(Omega). L'existence des intégrales curvilignes est garantie par les théorèmes d'immersion de S. L. Sobolev
Lemme (2.1). La fonctionelle (2.2) est bornée à l'intérieur sur l'ensemble W_(2)^((1))(Omega).
En effet, d'après les inégalités de Cauchy-Buniakovski et les théorèmes d'immersion de S. L. Sobolev on peut écrire
pour chaque v inW_(2)^((1))(Omega). La constante K > 0 ne dépend pas de la fonction v(r,z) et les normes de l'espace L_(2)(Gamma) sont calculées à l'aide de la fonction pondérante r. En utilisant cette inégálité on obtient
ce qui signifie que le lemme (2.1) est démontré.
Désignons inf F(v)=-d. En appliquant les idées qu'utilise s. l. sobolev nu inW_(2)^('1)(Omega)
pour la solution du problème de Neumann [5], je vais démontrer le lemme suivant:
Lemme (2.2). Dans l'espace de Hilbert W_(2)^((1))(Omega) il existe une fonction u(r,z) pour laquelle
Donc, il résulte de (2.4) que ||u_(n)-u_(m)||_(W_(2)^((1)))rarr0. Mais l'espace W_(2)^((1))(Omega) étant complet, il s'ensuit que la suite {u_(n)} tend vers une fonction de l'espace. Désignons cette fonction par u(r,z). Compte tenu de ce qui précède, il est évident que
pour toute valeur réelle du paramètre lambda et pour toute fonction v de l'espace W_(2)^((1))(Omega). En vertu du fait que cette expression doit atteindre son minimum pour lambda=0 on obtient la relation nécessaire.
théoreme (2.1) La fonction u(r,z) qui réalise le minimum de la fonctionnelle (2.2) admet les dérivées partielles de tout ordre presque dans chaque point intérieur du domaine Omega. En même temps elle satisfait à l'équation (1.1) presque partout en Omega.
Démonstration. Soit Omega^(') un domaine arbitraire, intérieur au domaine Omega,delta la distance entre Omega^(') et Gamma,Q un point quelconque de Omega^('). Choisissons une fonction g(rho) qui satisfait aux conditions suivantes
et qui est indéfiniment dérivable. rho désigne la distance entre les points P et Q,P étant un point arbitraire du plan r,z. Nous désignons par L(P,Q) la solution fondamentale (dans le sens de E. E. Levi [8]) de l'équation (1.1).
Introduisons la fonction xi(p), déterminée de la manière suivante
où h_(1) et h_(2) sont deux constantes qui satisfont à la condition 0 < h_(1) < h_(2) < delta. Nous allons démontrer que l'ensemble de fonctions {omega_(h)(rho)} où
h variant entre delta et 0 , forme un ensemble de noyaux réguliers selon s. l. sobolev [7]. C'est à dire qu'il faut démontrer que {omega_(h)(rho)} satisfait aux conditions suivantes :
{omega_(h)(rho)} sont uniformément limitées par rapport à h et à Q inOmega^('),
chaque fonction omega_(h)(rho) est sommable par rapport à chaque coordonnée des points P et Q,
il y a des nombres positifs gamma et epsi tels que pour chaque point Q inOmega^(') nous ayons
∬_(ϱ < h)omega_(h)(rho)dOmega_(p) > gammah^(2)
si h < epsi et
4. à l'extérieur du cercle ayant le centre Q et le rayon h la fonction omega_(h)(rho) est considérée identiquement nulle.
Vérifions la condition 1. Pour rho <= (h)/(2) nous avons omega_(h)(rho)=0 en vertu de la définition de la solution fondamentale L(P,Q). Donc il faut vérifier la condition 1 pour rho > (h)/(2). Il est facile de remarquer que pour rho > (h)/(2) les valeurs absolues des dérivées partielles du premier ordre de la fonction g((ϱ)/(h)) sont bornées au-dessus par (C_(1))/(h), tandis que les valeurs absolues des dérivées partielles du deuxième ordre sont bornées par (C_(2))/(h). C_(1) et C_(2) étant des constantes positives. La fonction L(P,Q) peut être écrite sous la forme L(P,Q)=(1)/(2pi)ln((1)/(ϱ))+W(P,Q) où W(P,Q) et toutes ses dérivées partielles possèdent une singularité plus petite que la fonction (1)/(2pi)ln((1)/(ϱ)) et ses dérivées, quand rho rarr0. Il en résulte que les valeurs absolues des dérivées partielles du premier ordre aussi bien que celles du deuxième ordre sont limitées au-dessus par (C_(3))/(h) respectivement par (C_(4))/(h), lorsque rho > (h)/(2).C_(3) et C_(4) sont aussi des constantes positives. Ayant en vuela forme de l'équation (1.1) il résulte de ce qui précède
|omega_(h)(rho)| < C
quels que soient h et Q. C est une constante positive. Les conditions 2 et 4 sont faciles à verifier étant donné que la fonction L(P,Q) est indéfiniment dérivable par rapport aux coordonnées des points P et Q; et la fonction g((ϱ)/(h))=0 quand rho >= h. Calculons l'intégrale de la condition 3 .
quand le rayon du cercle C_((h)/(2)) ayant le centre en Q tend vers zéro uniformément pour chaque Q inOmega^('). Soit gamma un nombre arbitraire dans l'intervalle (0,1). On déduit de ce qui précède plus haut qu'on peut déterminer un nombre epsi > 0 de sorte qu'on ait
∬_(ϱ < h)omega_(h)(rho)dOmega_(P) > gammah^(2)
si h < epsi.
L'ensemble {omega_(h)(rho)} étant un ensemble régulier de noyaux, ce qui a été prouvé ci-dessus, il s'ensuit que les fonctions
presque en chaque Q inOmega^(') tendent vers u(Q) quand h rarr0.
Maintenant on peut passer à la démonstration du théorème (2.1). Il est évident que la fonction xi(P) appartient à l'espace W_(2)^((1))(Omega). Il est aussi facile de voir que la même fonction xi(P) est nulle dans une bande voisine avec la frontière Gamma. Donc, de (2.3) on déduit
On voit immédiatement que les deux membres de la derniére égalité convergent dans chaque point Q inOmega^(') où converge aussi la fonction (2.7). Mais d'après l'égalité (2.10) on écrit
ce qui montre que la fonction u(Q) est indéfiniment dérivable, le second membre de la dernière égalité étant lui aussi indéfiniment dérivable.
Nous allons démontrer que la fonction u satisfait l'équation (1.1) presque partout en Omega. Soit v inW_(2)^((1))(Omega) une fonction arbitraire égale à zéro dans une bande voisine de la frontière Gamma. On déduit de (2.3)
Il s'ensuit que A(u)=0 est satisfaite presque partout en Omega. Donc le théorème (2.1) est démontré.
Nous avons à considérer maintenant dans quel sens est satisfaite la condition aux limites (1.2) et à examiner si la solution du problème aux limites (1.1)-(1.2) est unique.
Comme il fallait le prévoir, la condition (1.2) est satisfaite dans un sens faible. Nous allons désigner par {Omega_(m)} une suite de domaines qui tend vers Omega, quand m rarr oo. Supposons que la suite {Omega_(m)} est monotone, c'est à dire Omega_(m)subeOmega_(m+1)sub Omega. Soit Gamma_(m) la frontière de Omega_(m), que nous supposons continue sur le segment. Pour un v inW_(2)^((1))(Omega) arbitraire nous avons évidemment
Quant à l'unicité de la solution du problème aux limites on peut la prouver de la manière suivante. Supposons qu'il y ait deux solutions u_(1) et u_(2) du problème aux limites qui font partie de l'espace W_(2)^((1))(Omega). La fonction u=u_(1)-u_(2) satisfait la condition
Mais ayant en vue la condition imposée à gamma dans le p. 1, il résulte de l'égalité précédente que u-=0 en Omega.
3. Pour le calcul approximatif de la solution du problème aux limites (1.1)-(1.2) nous allons jouir de la méthode généralisée de Ritz. Nous allons chercher l'approximation de l'ordre n de la solution u(r,z) sous la forme suivante :
Déterminons les coefficients a_(pq) de sorte que la fonction F(u_(n))=F(a_(pq))(p,q=0,dots,n) prenne le minimum. On obtient donc les approximations u_(n)(r,z) en résolvant le systéme linéaire d'équations
Ils est évident que les solutions approximatives u_(n) tendent vers la solution exacte du problème aux limites dans le métrique de l'espace W_(2)^((1))(Omega) et d'apres les théorèmes d'immersion de S. L. Sobolev on peut affirmer que les fonctions u_(n) tendent vers u aussi dans le moyen carré.
BIBLIOGRAFIE
Németi L., Tensiuni termice în tuburi cu pereți subtiri în cazul unui cîmp termic simetric faţă de axă. Studii și Cercetări ştiințifice, Cluj. t. IV (1953) 64-72.
Călugăreanu G., Asupra unei probleme de propagarea căldurii. Studii şi cercetări științifice, Cluj t. IV (1953) 10-17.
Ionescu D. V. şi Né meti L., Integrarea unei ecuatii cu derivate partiale care ivtervine in problema calculului tensiunilor termice în tuburile fierbătoare ale cazanelor cu trecere forfată şi ale cazanelor cu radiație. Studii şi Cercetări Ştiințifice Cluj, t. IV (1953) 73-78.
Călugăreanu G. şi Rado F., Asupra unei probleme de propagare a căldurii. Buletin Ştiințific Secțiunea de Ştiințe Matematice şi Fizice t. VI (1954), 17-30.
Соболев С. Л., Некоторые применения функционального анализа в математической физике. Ленинград 1950.
Соболев С. Л., Общая теория дифракции волн на римановых пространствах, Труды Мат. Инст. им. Стеклова, т. IX. (1935, 39-105.
Schwartz L., Theorie des distributions I. Paris 1950.
Levi E. E., Sulle equazioni lineari totalmente ellitiche alle terivate parziali. Rend. del Circoio Matematico di Palermo. t. 24 (1907) 275-317.
Reçu le 5 mars 1958
SUR LA SIMPLIFICATION DES PROGRAMMES EXACTS POUR LES MECANISMES AUTOMATIQUES DISCRETS
Abstract
par
Gr. C. MOISIL.
à Bucarest
I
Un programme exact est un ensemble formé par trois tableaux :
K_(0),dots,K_(n),W_(0),dots,W_(n+1) sont des éléments donnés ; Z_(0),dots,Z_(n) sont des variables dans un domaine inconnu D;F(K,Z) et Phi(K,Z) sont des fonctions inconnues ayant les arguments K in(K_(0),dots,K_(n)),Z in D,F(K,Z)in D, Phi(K,Z)in(W_(0),dots,W_(n+1)).
Comme exemple nous considérerons le programme exact suivant D_(1), qu'on rencontre lorsqu'on veut construire un dispositif de signalement à un passage à niveau